\begin{description} \item [Apprentissage à base de noyaux pour le traitement de données textuelles]~\\ Cet axe est nouveau dans l'équipe, et concrétise la volonté affichée depuis plusieurs années par le laboratoire de développer des axes de recherche inter-équipes. Nous travaillons sur ce thème en relation avec plusieurs chercheurs de l'équipe \acs{RCLN}, en particulier dans le cadre du projet InfoM@gic et du projet Alvis. Une thèse est en cours sur les méthodes à noyaux appliquées au traitement de données structurées et semi-structurées. \item [Apprentissage semi-supervisé]~\\ Dans de nombreuses applications des techniques d'apprentissage, on dispose de grands volumes de données non étiquetées, mais seulement d'un petit échantillon de données étiquetées. Les algorithmes d'apprentissage séparent traditionnellement le traitement des données étiquetées (apprentissage {\em supervisé}) de celui des données non étiquetées ({\em non supervisé}). L'équipe \acs{A3} travaille depuis plusieurs années sur l'apprentissage non supervisé, en particulier via les cartes topologiques de Kohonen, et sur les classifieurs supervisés, en particulier les machines à vecteurs de support (SVM). Nous étudions actuellement comment aborder le cas semi-supervisé : modèles transductifs proposés par Vapnik, extraction de traits non supervisés, techniques de co-apprentissage. Nous espérons déboucher sur des approches applicables à des problèmes aussi différents que la fouille de textes ou la correction du biais lors de l'évaluation du risque crédit (traitement des refusés par les établissements bancaires). \item [Réseaux Sociaux et apprentissage]~\\ L'étude des réseaux sociaux est une discipline récente. Longtemps confiné aux mathématiciens (théorie des graphes aléatoires) et aux sociologues, ce domaine a connu un net regain d'intérêt à la fin des années 90, lorsqu'on a remarqué que la plupart des réseaux observés dans la nature ne se comportaient pas comme des graphes aléatoires simples, mais partageaient un certain nombre de propriétés fondamentales. Parmi celles-ci, citons l'invariance de la structure par changement d'échelle, qui se traduit par une distribution des degrés suivant une loi de puissance. L'étude de ces réseaux a bien sûr été fortement stimulée par l'essor du Web, qui offre de nombreuses occasions de créer des réseaux (entre pages Web, entre utilisateurs...) dont l'analyse est fort utile (recherche d~information, animation de sites Web, systèmes de recommandations...) mais pose des problèmes techniques mal résolus. Dans la cadre du projet ANR RNTL Septia ({\em Solution Automatique pour le Traitement des Interactions Clients}), nous travaillons sur l'apport des techniques d'analyse des réseaux sociaux pour l'apprentissage, dans le contexte de l'élaboration de systèmes de classification de messages et d'aide à la réponse (pour la gestion de centres d'appel). Nous essayons par exemple de comprendre comment définir la notion de communauté d'utilisateurs afin de maximiser les performances d'un système de classification d'utilisateurs (ou des messages émis par ces derniers). Cette problématique a des liens évidents avec les méthodes de clustering non supervisé étudiées depuis plusieurs années dans l'équipe \acs{A3}, et donne lieu au travail de doctorat de Mlle N. Rogovschi. \end{description}