%\subsection{Thèmes de recherche} %%%%%%%%%%%%%%%%%% % Combinatoire et Physique %%%%%%%%%%%%%%%%%% L'activité du groupe de combinatoire au cours de la période 2003-2006 peut être répartie en deux pôles qui semblent disjoints et dont les multiples liens n'ont pas encore \'et\'e exploit\'es~: un pôle <> (G.~Duchamp, C.~Tollu, F.~Toumazet) et un pôle d'<> (G.~Duchamp). \medskip Les interactions entre combinatoire, informatique et physique ont été, dès la création de notre groupe de travail en 2001, au c{\oe}ur de nos recherches. Les membres du groupe sont convaincus qu'un important effort en combinatoire se r\'ev\`elera extr\^emement profitable pour une approche algorithmique en physique. Il est en effet devenu courant de constater que la solution de nombreux probl\`emes en physique et chimie (classique et quantique) est \'etroitement li\'ee \`a la th\'eorie des repr\'esentations des groupes et des algèbres, par exemple des algèbres de Lie, c'est-\`a-dire \`a la fa\c{c}on dont ces derniers agissent sur des espaces de dimension finie ou infinie. Encore faut-il, dans des applications concr\`etes, \^etre en mesure de calculer des grandeurs pertinentes caract\'erisant ces repr\'esentations~: \'el\'ements matriciels, d\'ecompositions en irr\'eductibles de produits tensoriels de repr\'esentations, traces de repr\'esentations irr\'eductibles ({\em i.e.} caract\`eres), c{\oe}fficients de Clebsch-Gordan et de Racah. C'est \`a ce niveau que la combinatoire joue un r\^ole cl\'e, en permettant de décrire explicitement (<>) des actions de groupes et d'alg\`ebres (de dimension finie ou infinie) qui satisfont des contraintes pr\'ecises, physiquement pertinentes, ou en fournissant le param\'etrage des objets de l'alg\`ebre par des familles de structures combinatoires (diagrammes ou tableaux de Young, graphes, etc.) sujettes aux manipulations \'el\'ementaires, donc au calcul effectif. La th\'eorie des fonctions sym\'etriques ({\em i.e.} invariantes par permutation des variables) en offre une brillante et classique illustration~: on travaille dans des bases orthogonales explicites\footnote{entre lesquelles des formules effectives de changement de base existent.} (par exemple les fonctions de Schur) param\'etr\'ees par des diagrammes de Young, et la combinatoire des tableaux de Young permet de mener des calculs sans de co\^uteux d\'eveloppements en mon\^omes. C'est d'ailleurs sur l'utilisation de telles familles de polyn\^omes (sym\'etriques) orthogonaux que reposent les algorithmes calculant les objets (facteurs irr\'eductibles, caract\`eres, etc.) mentionn\'es \`a la fin du paragraphe pr\'ec\'edent, quand ces algorithmes existent (essentiellement, dans le cas des groupes finis et des groupes de Lie compacts). \subsubsection{M\'ecanique des matrices infinies} Cette activit\'e, initi\'ee par la combinatoire de l'ordre normal bosonique, est fortement inspir\'ee par la <> de Werner Heisenberg. En effet, il est connu qu'il n'existe aucune repr\'esentation (fid\`ele) de l'alg\`ebre de Weyl (m\^eme \`a deux dimensions) par des op\'erateurs born\'es (donc aucune représentation de dimension finie). La premi\`ere telle repr\'esentation est dans un espace de Fock de dimension infinie. C'est ce m\^eme espace de Fock qui est utilis\'e pour trouver l'ordre normal de puissances d'op\'erateurs homog\`enes, i.e. du type \begin{equation} \Omega=\sum_{w\in W_2,\ |w|_{a^+}-|w|_a=e}\alpha_w w \end{equation} o\`u $w$ est un produit d'op\'erateurs $a^+,a\in W$ et $W$ est l'alg\`ebre de Weyl de dimension $2$. On voit facilement que, selon que l'exc\`es (le degr\'e diraient les math\'ematiciens) $e=r-s$ est positif ou négatif, on a pour forme normale de $\Omega^n$, \begin{equation}\label{normal_form1} (a^+)^{ne}\left(\sum_{k=0}^\infty S_\Omega(n,k) (a^+)^ka^k\right) \textrm{ ou } \left(\sum_{k=0}^\infty S_\Omega(n,k) (a^+)^ka^k\right)(a)^{n|e|}. \end{equation} L'\'etude des matrices infinies $S_\Omega(n,k)$ et de leurs implications combinatoires a occupé G. Duchamp et ses collaborateurs physiciens dans les travaux \cite{GOF1,GOF7,GOF4,GOF9}. L'article \cite{GOF4} fait le lien entre les représentations de Bargmann-Fock d'opérateurs homogènes à une annihilation et les champs de vecteurs sur la droite. On a en fait l'action d'un groupe de Lie fréchetique sur les fonctions développables en série de Taylor. Les sous-groupes à un paramètre de ce groupe étant déterminés par leur vecteur tangent (qui est une <>), on obtient le calcul des c{\oe}fficients des matrices associ\'ees par une intégration élémentaire. On voit alors que ces matrices sont stables par substitution et multiplication (propri\'et\'e dite <> par les combinatoristes \cite{GOF8,GOF9}), ce qui donne un éclairage analytique à la composition des graphes (de type <> \cite{GOF8,GOF2}). \subsubsection{Alg\`ebres de Hopf, d\'eformations} Dans une publication relativement récente, Bender, Brody et Meister introduisent une théorie des champs spéciale décrite par une formule du produit (un produit de Hadamard sur les fonctions génératrices exponentielles) pour montrer que certaines suites de nombres peuvent être décrites par des règles appliquées à des types de diagrammes de Feynman. Ces diagrammes étiquettent des monômes en deux alphabets, que l'on peut nommer potentiel et action, lorsque les fonctions génératrices couplées ont pour terme constant 1. Les structures discrètes mises au point par l'informatique théorique (combinatoire des mots) qui ont été employées pour développer la théorie des Fonctions Symétriques Non-Commutatives (NCSF III et VI) réinterviennent ici et la théorie des déformations d'algèbres de Hopf met en correspondance, comme l'ont montré G. Duchamp et ses collaborateurs physiciens, l'algèbre de Hopf déformée des diagrammes de type Feynman étiquetés ($LDIAG(q_c,q_s,t)$, dans laquelle on garde la trace des superpositions $q_s$ et des croisements $q_c$) avec les travaux récents de Connes et Kreimer par l'intermédiaire de l'algèbre des arbres planaires de Foissy. D'autre part, le fait que ces alg\`ebres sont libres a deux cons\'equences. La première est que l'on peut constuire une v\'eritable déformation de Hopf (le paramètre $t$ de $\LDIAG (q_c,q_s,t)$) entre $\LDIAG$ et $\MQS$ (fonctions symétriques non commutatives matricielles). La deuxième est que leurs duaux de Sweedler (souvent considérés comme trop gros par les spécialistes et malcommodes à manipuler) sont calculés à l'aide d'un théorème de Kleene-Schützenberger modifié. Ce théorème donne la structure des fonctions reconnues par des automates à multiplicités \cite{DC1,DHKL,DKB,BFCA05} lorsque l'alphabet de commande est infini. Ceci est le véritable lien entre ces structures de pure combinatoire algébrique et la théorie des automates. Un article sur ce sujet, "Sweedler's dual and Schützenberger's calculus", par G. Duchamp et C. Tollu, est prêt à être soumis à l'automne 2007. L'algèbre $\LDIAG$ et sa déformation $\LDIAG(q_c,q_s)$ peuvent aussi, comme toute une famille d'algèbres de Hopf dont les bases sont indexées aux matrices tassées d'entiers ou d'ensembles d'entiers, être réalisées sur des bimots. Cette réalisation combinatoire permet de mettre en évidence une structure de bigèbre bidendriforme sur $\MQS$, de laquelle découlent nombre de propriétés de structure importantes~: liberté, co-liberté, structure de Lie des éléments primitifs \cite{DLNTT-fpsac}. \subsubsection{Multiplicités et combinatoire des polytopes} C. Tollu et F. Toumazet étudient, en collaboration étroite avec R.C. King (université de Southampton, Royaume-Uni), le comportement, sous l'action de transformations combinatoires, de nombres qui apparaissent \`a de multiples reprises en alg\`ebre (dimension de l'espace des vecteurs invariants du produit de trois repr\'esentations) en g\'eom\'etrie (calcul de Schubert) et en physique (\'etats d'\'energie r\'esultant de l'interaction de plusieurs oscillateurs harmoniques). \medskip En physique, les repr\'esentations irr\'eductibles (polynômiales) de dimension finie du groupe g\'en\'eral lin\'eaire $GL_n(\mathbb{C})$ ou du groupe unitaire $U(n)$ jouent un r\^ole de premier plan. Il est connu de longue date qu'elles sont param\'etr\'ees par les partitions contenant au plus $n$ parts, {\em i.e.} les suites d'entiers $\lambda_1\geq\cdots\geq\lambda_n\geq 0$. La combinatoire de ces repr\'esentations est intimement li\'ee \`a des nombres entiers positifs ou nuls, appel\'es c{\oe}fficients de Littlewood-Richardson. Ces nombres correspondent \`a des multiplicit\'es dans la d\'ecomposition en repr\'esentations irr\'eductibles du produit tensoriel de deux repr\'esentations polynômiales~; partant, ils apparaissent aussi comme constantes structurelles de l'alg\`ebre des fonctions sym\'etriques si la base choisie est celle des fonctions de Schur, qui <0$) est nulle (conjecture de saturation), d'autre part, que $c_{\lambda, \mu}^{\nu} = 1$ si et seulement si $c_{N\lambda, N\mu}^{N\nu} = 1$ (conjecture de Fulton-Kirillov). Dans le prolongement de ces travaux, King, Tollu et Toumazet ont \'etudi\'e les relations entre $c_{\lambda, \mu}^{\nu}$ et $c_{N\lambda, N\mu}^{N\nu}$ quand le c{\oe}fficient de base $c_{\lambda, \mu}^{\nu}>1$. Ils ont accumul\'e assez de donn\'ees exp\'erimentales\footnote{Des calculs MAPLE et surtout SCHUR ont été effectués pour des valeurs de $N|\nu|$ de l'ordre de 500, ce qui repr\'esente plusieurs centaines d'heures de calcul. Auparavant, les calculs n'avaient \'et\'e men\'es que pour des donn\'ees \`a peu pr\`es dix fois plus petites.} pour proposer et \'etayer une nouvelle conjecture, qui g\'en\'eralise tous les r\'esultats des travaux d\'ecrits ci-dessus. \begin{conjecture} \cite{KTT-crm} Le nombre $c_{N\lambda, N\mu}^{N\nu}$ est un polyn\^ome en $N$ \`a c{\oe}fficients rationnels positifs dont le terme constant vaut $1$ et dont le degr\'e est donn\'e par la dimension d'un polytope associ\'e \`a $c_{\lambda, \mu}^{\nu}$. \end{conjecture} Dans \cite{KTT-crm}, cette conjecture est demontrée dans deux cas particuliers, (i) celui o\`u la longueur des partitions sp\'ecifiant $c_{\lambda, \mu}^{\nu}$ est inf\'erieure \`a $5$, et (ii) celui o\`u l'une des deux partitions $\lambda,\mu$ est une \'equerre.\footnote{La polynômialité des $c_{N\lambda, N\mu}^{N\nu}$ a été depuis démontrée par E. Rassart.} % <> et d\'eterminer une suite de facteurs lin\'eaires $(t+m)$. Quant au degr\'e de ces polyn\^omes, ils ont obtenu une formule close et ais\'ement calculable, qui donne un nouveau majorant, nettement plus bas que le majorant \'evident donn\'e par la dimension de l'espace ambiant dans lequel le polytope est plong\'e \cite{KTT-fpsac,KTT-Kostka-SLC}. Dans le cas o\`u $P_{\lambda\beta}(t)$ est un polyn\^ome primitif, ce majorant est toujours atteint\footnote{Cela a été confirmé par T. McAllister, <>, ArXiv~:\texttt{math.CO/0501176}.}. \subsubsection{Invariants et information quantique} %\textit{Participant~: F. Toumazet} F. Toumazet, en collaboration avec J.-G. Luque et J.-Y. Thibon (Laboratoire d'informatique de l'Institut Gaspard Monge, université de Marne-la-Vallée) est engagé dans un projet de classification des états intriqués {\em via} le calcul d'invariants pour les hyperdéterminants. \smallskip L'intrication, propri\'et\'e des syst\`emes quantiques, a \'et\'e \'etudi\'ee depuis longtemps, et remonte aux travaux de Schr\"odinger. Elle s'est r\'ecemment distingu\'ee avec l'av\`enement de travaux th\'eoriques sur le calcul quantique et d'autres ph\'enom\`enes purement quantiques. Aujourd'hui, des mesures et des crit\`eres th\'eoriques ne sont connus que pour les syst\`emes les plus simples, bien que des progr\`es aient \'et\'e r\'ecemment accomplis dans cette direction. En fait, il n'existe m\^eme aucune d\'efinition universellement accept\'ee pour les syst\`emes de plus de deux particules, et la recherche d'une bonne d\'efinition constitue un pr\'ealable \`a la d\'etermination de mesures utilisables. En effet, l'intrication est l'une des caract\'eristiques fondamentales qui distinguent les syst\`emes quantiques du monde classique, et par l\`a m\^eme une propri\'et\'e physique importante \`a comprendre. C'est aussi une ressource importante dans la th\'eorie de l'information quantique, jouant un r\^ole vital dans la cryptographie quantique et la communication quantique, par exemple. Dans le calcul quantique par \'etats purs, il a \'et\'e montr\'e qu'une acc\'el\'eration exponentielle pour certains probl\`emes n'est possible qu'avec une intrication suffisante. Toutefois, il reste de nombreuses questions ouvertes, concernant en particulier les syst\`emes \`a \'etats mixtes. Des travaux r\'ecents sur l'intrication d'unit\'es quantiques de dimensions sup\'erieures (qudits), particuli\`erement les qutrits, ont de plus montr\'e que de tels syst\`emes peuvent exhiber de nouvelles propri\'et\'es telles que la non-localit\'e quantique sans intrication, et de plus fortes violations des in\'egalit\'es de Bell. Les implications de ces travaux ne sont pas encore compl\`etement comprises. Des m\'ethodes bas\'ees sur la th\'eorie des groupes peuvent \^etre avantageusement utilis\'ees dans ce contexte, et c'est dans cet esprit que ce travail est mené. Ainsi, depuis sa découverte théorique, en 1935 par Einstein, Podolsky et Rosen l'intrication a fait l'objet de nombreuses investigations. La connaissance d'une classification des états intriqués devrait permettre de tirer profit des propriétés des systèmes quantiques de particules afin de construire des applications nouvelles. L'idée de recourir à la théorie de Mumford dans ce contexte a été proposée en Juin 2002 par Alexander Klyachko. Le but de l'opération est d'identifier les invariants pertinents susceptibles d'une définition uniforme, et d'évaluer l'utilité des critères accessibles à la théorie géométrique des invariants de Hilbert et Mumford, dont le but est de remédier à l'impossibilité des calculs explicites. Luque, Thibon et Toumazet ont déjà obtenu des résultats sur les invariants des 4-qubits, 3-qutrits et 5-qubits ainsi que sur les invariants unitaires des systèmes purs de k-qubits (les invariants unitaires interviennent dans la construction de mesures d'intrication) \cite{LTT-inv}. \subsubsection{Calcul formel pour la physique} %\textit{Participant~: F. Toumazet, F.~Butelle (LIPN, OCAD)} \smallskip L'étude systématique des propriétés des groupes et algèbres de Lie, leurs applications à la chimie, la physique, les mathématiques, a conduit à l'élaboration de nombreux outils de calculs symboliques dans différents types de langage de calcul formel (bibliothèques de John Stembridge sous MAPLE, bibliothèque \texttt{combinat} sous MUPAD etc). Une autre alternative fut le développement d'environnements spécifiques tels LIE ou encore GAP. Ces outils, très efficaces, sont aussi très lourds à mettre en {\oe}uvre et tout en se spécialisant dans leurs domaines mathématiques, ils n'offrent pas toujours les fonctions de base liées à l'utilisation des fonctions symétriques, très utiles dans l'étude systématique des représentations polynômiales des groupes et algèbres de Lie. Dans ce cadre, F. Butelle (\acs{LIPN}, équipe \acs{OCAD}) et F. Toumazet ont décidé (avec R.C. King, Université de Southampton) de poursuivre le développement du programme SCHUR, important outil de calcul permettant la manipulation des objets combinatoires les plus usuels. Ce programme, initialement développé à la fin des années 70 par B. G. Wybourne et ses étudiants du département de physique de l'université de Christchurch (Nouvelle-Zélande), a été commercialisé dans les années 80. Devenu confidentiel et à usage privé dans les années 90 (un très petit cercle autour de son auteur), il a subi d'importantes phases de changement comme sa traduction en C et l'addition de nombreuses fonctionnalités, ajoutées année par année suivant les derniers développements scientifiques dans le domaine de la combinatoire algébrique. Après le décès de B.G. Wybourne, ses amis physiciens et combinatoristes ont souhaité continuer à faire vivre le programme SCHUR. Le logiciel SCHUR vient d'être diffusé en GPL sur le site Sourceforge (http://schur.sourceforge.net). Avant cette publication, le code C a été naturellement complètement remanié, rendu plus lisible et amendable par la communauté du logiciel libre. En outre, il est livré avec une importante documentation (environ 230 pages) et un ensemble d'exemples permettant de valider et de comprendre le fonctionnement du logiciel. Actuellement compilé pour Linux et Windows, une version pour MacOS X est en cours de préparation. Ce programme, de par sa taille modeste, peut s'exécuter sur de nombreuses machines et ne nécessite pas de configuration très importante pour fonctionner (du moins pour les fonctionnalités de base). Avec plus de 200 fonctions, il permet outre les manipulations standards sur les fonctions symétriques, de nombreux calculs sur les représentations des groupes et algèbres de Lie de tout type ainsi que sur les représentation du groupe symétrique et dans une moindre mesure des algèbres de Hecke. Ainsi, SCHUR est un outil puissant, et malgré tout léger, spécialement efficace pour examiner de nouvelles conjectures en théorie des représentation des groupes (compacts comme non compacts). Il est aussi utile pour chercher de nouvelles identités sur les fonctions symétriques et valider ou invalider des conjectures. Pour citer quelques exemples, mentionnons que SCHUR a permis les premiers calculs pour chercher à établir de nouvelles récurrences permettant le calcul des puissance des $q$ déterminants de Vandermonde \cite{KTW-vdM}, d'obtenir les critères précis concernant les produits génériques pour les groupes symplectiques réels (produits de représentations de dimension finie par des représentations de dimension infinie) \cite{Tou-Torun} ou encore de trouver les premiers polynômes associés à la dilatation des c{\oe}fficients de Littlewood-Richardson ou des nombres de Kostka \cite{NTB-Torun,KTT-crm,KTT-fpsac}. A ce sujet et pour terminer, à chaque prise en compte de nouveaux résultats, les algorithme sont amendés et il est prévu d'implémenter très prochainement le modèle des ruches de Knutson-Tao dans SCHUR, jusqu'à présent uniquement utilisé dans des programmes MAPLE, et de l'utiliser pour faire du calcul distribué. %\subsection{Informatique Théorique}\label{Sw} \subsubsection{Automates (\`a multiplicit\'es)} %\textit{Participant~: G. Duchamp} \smallskip La th\'eorie des automates \`a multiplicit\'es telle qu'elle est exposée dans le livre de S. Eilenberg <> est due essentiellement à Schützenberger et \`a son école. Il s'agit d'une véritable généralisation de la théorie classique puisqu'en variant les scalaires on peut obtenir les automates booléens, stochastiques (chaînes de Markov), plus courts chemins et transducteurs. Les scalaires les plus généraux doivent être pris dans un semi-anneau (généralisation des anneaux où on ne demande pas qu'il y ait une opération de <>). La structure de donnée adaptée au calcul dans les algèbres à c{\oe}oefficients dans les semi-anneaux est celle de table (avec les réécritures adéquates) \cite{DKB}. D'autre part, la structure de donn\'ees adaptée au calcul rationnel est celle de classe d'expressions rationnelles selon des congruences assez grossières pour permettre des résultats de décidabilité \cite{DC1}. Enfin, les phénomènes de chemins infinis (cycliques) sont concentrés dans les problèmes d'étoile qui se formulent naturellement dans les automates quand on a rajouté une transition dont le symbole ($\epsilon$) doit être supprimé dans l'étiquetage des chemins \cite{DHKL}. Enfin, lorsque le semi-anneau des scalaires est un corps (de caractéristique nulle ou positive), on peut minimiser les automates grâce à des arbres couvrant leur graphe. Ces arbres sont indexés par des codes suffixes. Ceci permet de casser les fonctions booléennes de la cryptographie de façon compatible avec la permutation de leurs variables \cite{BFCA05}. \subsubsection{Systèmes Complexes} %\textit{Participant~: G. Duchamp} Sans pouvoir donner une définition formelle des Systèmes Complexes, on peut essayer de donner une idée de cette théorie fascinante grâce à l'étymologie, comme le fait, par exemple, l'article <> de Wikipédia. \smallskip {\tt http://fr.wikipedia.org/wiki/Système\_complexe} \smallskip <<{\it Étymologiquement, compliqué (du latin cum pliare, empiler avec) signifie qu'il faut du temps et du talent pour comprendre l'objet d'étude, complexe (du latin cum plexus, attaché avec) signifie qu'il y a beaucoup d'intrications, que "tout est lié" et que l'on ne peut étudier une petite partie du système de façon isolée.}>> La th\'eorie des syst\`emes complexes a de multiples aspects. Le cadre de certains pans de celle-ci, comme la th\'eorie du chaos et celle des syst\`emes dissipatifs en physique (et encore quand la dissipation est une fonction lin\'eaire) sont relativement stabilis\'es. D'autre fragments de th\'eorie restent \`a construire ; il s'agit ici de {\it science descriptive} allant de la ph\'enom\'enologie pure (\cite{BaD}, en collaboration avec l'Inserm) \`a la description de dynamiques, d'espaces de phases et de m\'etriques sur ceux-ci \cite{BD2,BD4} ou \`a la proposition de changements de point de vue \cite{KBDO,BD3}. Ici, G. Duchamp s'est employé dans trois directions~: les algorithmes génétiques sur des populations d'automates à multiplicités \cite{BD1}, les structures de donn\'ees dynamiques \cite{BD2} et les bases de donnes géographiques \cite{KBDO,BD3}. \subsection{Pespectives de recherche} G. Duchamp intensifie sa collaboration avec les physiciens et poursuit ses travaux sur les déformations des algèbres de Hopf de diagrammes de Feynman. On espère en particulier des résultats nouveaux sur les liens qui existent entre algèbres de Hopf combinatoires qui apparaissent comme des spécialisations de $\LDIAG (q_c,q_s,t)$, leur combinatoire et leur algorithmique. Il espère aussi approfondir ses travaux sur les systèmes complexes et les connecter à ses autres axes de recherche. C. Tollu et F. Toumazet poursuivent leur collaboration avec R.C. King sur le thème <